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Déesse-Mère
 
E.O. James, Le culte de la déesse-mère dans l’histoire des religions, Editions Le Mail,1989
 
 
Le culte de la Déesse-Mère est peut-être la manifestation la plus ancienne du concept de divinité. Essentiel et omniprésent dans l’histoire de l’homme, il constitue un des thèmes majeurs à l’origine des religions et des civilisations
               
Le culte de la déesse-mère dans l’histoire des religions (The cult of the Mother-Goddess)  par  E.O. James
  
Editions Payot (1960), Le Mail, 1989
 
 
  
E.O. James, ancien professeur d’Histoire
des Religions à l’Université de Londres,
étudie le développement de ce concept
de divinité à partir de ses origines jusqu’à
sa transformation chez les chrétiens
en Mater Ecclesia.
 
Si le sujet a été traité sous de nombreux aspects, c’est la première fois qu’est
analysé dans un volume unique le culte
de la Déesse, tel que nous pouvons
le définir d’après les documents archéologiques qui sont maintenant accessibles (page 10).
               
Ce culte, dans l’évolution qu’il devait subir, fut toujours étroitement relié au culte des morts (pge 15). Il y a de grandes probabilités pour que l’origine de ce culte se situe en Asie mineure, sur les rivages de la mer Caspienne (page 19).
               
Tout au début, c’est sous l’aspect d’une Déesse Vierge, que de l’Inde à la Méditerranée, la divinité acquit une influence dominante ; et ce avant qu’une théologie compliquée basée sur les phénomènes naturels ait doté la religion d’un vaste panthéon où prédominait l’élément mâle. Le pouvoir productif de la terre s’était incarné dans une divinité en qui dominait l’élément féminin. On en retrouve les traces en Mésopotamie et en Egypte (chapitre II), en Palestine (chp III), en Iran et en Inde (chp IV), en Crète et en Grèce (chp V). Elle fut reconnue comme la Magna Mater, mère des dieux, la figure protectrice des cités, pour se transformer chez les Chrétiens en Mater Ecclesia, le principe vivant de l’Eglise, qu’on associa plus tard aux images de la Madone (chpt VI, VII).
               
Isis Aphrodite Vénus de Milo Vierge à l’enfant
               
Ishtar, ou Inanna pour les Sumériens, est à la fois déesse de la guerre, et l’incarnation divine de l’amour, maîtresse de la sexualité et de la fertilité. ‘Elle est vénérée comme telle en Mésopotamie au moins depuis l’apparition des premières cités au IVè millénaire, et il faut sans doute voir en elle l’ancêtre des déesses-mères’. Elle sera Isis en Egypte, Aphrodite en Grèce, Vénus à Rome, Astarté en Phénicie, Ashthoreth dans la Bible.
               
Vase de la déesse Ishtar     AO 17000 Rich salle 3 vitrine 5 b (4) Ce grand vase cultuel est orné de l’image d’Ishtar. Elle est représentée entourée d’oiseaux, de poissons, d’un taureau et d’une tortue, tous liés au symbolisme de la fertilité. Coiffée de la tiare à cornes, emblème du divin, elle porte une paire d’ailes, signe de sa dimension astrale, qui la fait s’identifier à la planète Vénus.
Déesse nue ailée figurant probablement la grande déesse Ishtar
 AO 6501
 Larsa,  première moitié du IIe millénaire av J.-C.
 
 L’art de la terre cuite est à son apogée. Figurines et modèles réduits sont obtenus par estampage dans les moules.
               
Il est clair qu’ Inanna était exactement la contrepartie sumérienne de la déesse akkadienne Ishtar ; comme elle, elle jouait vis-à-vis de Doumouzi le même rôle qu’Ishtar près de Tammouz. Elle incarnait le pouvoir créateur du printemps alors que le dieu personnifiait le déclin automnal du cycle des saisons (pge 54). Ainsi, dans les rites propres au culte de Tammouz, le thème du dieu souffrant et de la déesse désolée était mis en scène. Dans le rituel récréatif du Mariage sacré de la Déesse et du Roi, les souverains sumériens jouaient le rôle de Doumouzi-Tammouz, incarnant le pouvoir vivifiant du printemps grâce à une union avec Inanna-Ishtar.
               
Isis allaitant
Horus 
 
 
E 3637  
 
 
 
Sully R-d-C
 
Salle 18
En Egypte c’était le Pharaon plutôt que la Déesse qui assumait le rôle agissant ; il incarnait le Dieu-Soleil et était considéré comme le fils vivant d’Osiris. La plus populaire et la plus importante de toutes les déesses aux fonctions maternelles était Isis, le modèle de la maternité.
 
Elle était représentée sous la forme d’une femme dont la coiffure portait le disque solaire. On la voir souvent avec son fils Horus sur les genoux, comme on représente la Vierge et l’Enfant dans l’iconographie chrétienne (p 66).
               
En Egypte, contrairement à ce qui se passait en Mésopotamie, où le roi était invité à venir partager le lit nuptial avec la déesse-mère, le Pharaon cohabitait avec la reine en tant que le dieu-Soleil incarné. Il était « le taureau du ciel », il personnifiait le mâle dominateur et la force virile (pge 72). 
               
Pour la Palestine, les principales déesses dont les noms sont cités le plus fréquemment sont Anat, Ashérat, Astarté et Asharot. Leurs cultes divers sont analogues (p 76). On retrouve aussi dans ce panthéon le thème du vieux et du jeune dieu. Baal devient ainsi la contrepartie de Tammouz, le dieu dispensateur de la fertilité. Il était celui « qui chevauche les nuages ». Et dans toute sa carrière tumultueuse, Anat se trouva toujours au côté de Baal dans son double rôle de sœur et d’épouse. En Israël, Ashérat, c’est-à-dire Ashtaroth, était toujours associée à Baal (pge 85).
               
  Inanna, Ishtar, Isis, Aphrodite, Vénus, Anat, Ashérat, Astarté, Asharot, Ashthoreth, Kiririsha, Nanaïa, Anahita, Artémis, Hécate, Rhéa, Cybèle, Artémis d’Ephèse, Diane, Ma, Atargatis, Myletta, Marie ‘Mère de Dieu’.    
 
Le culte de la Déesse-Mère :
manifestation la plus ancienne
du concept de divinité
et thème majeur à
l’origine des religions et
des civilisations
 
               
L’Iran et l’Inde. A Suse la déesse de la fertilité était priée sous le nom de Kiririsha puis de . Par un processus de syncrétisme, Nanaïa devint la déesse de la fertilité et des eaux dont parle l’Avesta, . Une des caractéristiques du zoroastrisme est le dualisme, la croyance en deux êtres divins indépendants. Ce dieu passait pour le créateur de toutes bonnes choses. Il faisait peut-être partie d’une triade, composée aussi de Mithra et d’(déesse de l’eau et de la fécondité). Un certain nombre de spécialistes rapprochent cette dernière de la déesse babylonienne Ishtar. E. James fait cette remarque : « Elle était adorée comme ‘la Grande Déesse dont le nom est La Dame, la ‘Toute puissante et Immaculée qui purifie la semence des mâles […] Elle était en réalité la contrepartie iranienne de la déesse syrienne Anat, de la déesse babylonienne Inanna-Istar, de la déesse grecque Aphrodite. » (p 104-5) 
               
Statuette de déesse nue debout     AO 20127
 
Cette délicate figurine, la « Grande Déesse », aux bras articulés et parée des ses
bijoux dévoile sa rondeur féminine. Elle allie le corps
de la Vénus lascive et le croissant de la chaste Diane. C’est par l’intermédiaire de plaquettes en terre cuite  représentant la déesse Astarté que se propage l’image d’une déesse nue puis habillée. 
Artémis d’Ephèse
 
CA 1202
 
Sully 1er salle 37
vitrine 1 (3)
 

Le corps de la déesse est gainé dans une étroite tunique, ornée de rangées de seins superposés ou de testicules de taureaux, symboles de fécondité. Elle est coiffée d’un haut calathos

               
Les déesses du Panthéon grec. Les affinités de la « Dame de l’Ida », la Mater Idaea, avec l’Artémis éphésienne, avec Hécate, et avec la déesse crétoise Rhéa, ont été reconnus de longue date (pge 177). Attis joua le même rôle vis-à-vis de Cybèle en Phrygie qu’Adonis près d’Astarté en Syrie. En Anatolie, le culte de la Mère des dieux et son compagnon fut, à partir du IVè avant J.-C. un trait dominant.
               
   
Cybèle assise sur un trône    CA 1797
 
Sully 1er salle 36 vitrine 18 (5)
 
 
 
Cybèle (gr : Kybelè) est le nom
latin d’une déesse née en Phrygie,
Asie mineure ; elle est connue par
les Grecs sous le nom de Rhéa.
 
Femme du titan Cronos, elle est
honorée à Rome comme
la Grande Mère des dieux. Elle trône souvent sur un siègeflanqué de lions.
 
Son culte était dirigé par des prêtres eunuques appelés corybantes.
A. Hislop fait remonter à Babylone
l’origine du culte de cette mère si généralement adorée 20.
               
A l’opposé de l’Artémis grecque, virginale, l’Artémis d’Ephèse elle est une opulente déesse de la Fécondité et l’une des figures des déesses-mères. On a établi un rapport étroit avec ‘la grande Artémis des Ephésiens’ (Actes 19:28) et les grandes déesses d’autres peuples. Elle présente d’étroites analogies avec Cybèle la déesse phrygienne et d’autres représentations féminines de la puissance divine dans les pays d’Asie (Ma de Cappadoce, Astarté de Phénicie, Atargatis et Myletta de Syrie) et l’on peut penser que toutes ces divinités ne sont que des variantes d’un seul et même concept religieux. On la représentait avec tous les attributs de la Mère des dieux et comme telle elle portait une couronne de tours, ce qui rappelle la tour de Babel. Ephèse fut le creuset où le culte païen de la déesse-mère fut christianisé et transformé en dévotion fervente vouée à Marie faite « Mère de Dieu ».
               
   
Dédicace à la déesse syrienne
Br 4480      Époque romaine

Sully 1er étage salle 32   vitrine E 4

Cette inscription en bronze a été dédiée

par deux esclaves, Festiva et Parhalia, à Dea Syria, nom latin de la déesse syrienne Atargatis.

               
Aphrodite     MR 369
Sully salle 17
  
Déesse de l’Amour et
de la Beauté dans la
mythologie grecque,
Aphrodite est assimilée
à Vénus par les Romains.  
Elle est considérée comme
la « sœur de l’Ishtar assyro-babylonienne et de l’Astarté syro-phénicienne ».
Aphrodite, dite Vénus de Milo     Ma 399
Sully Rdc salle 12
 
La composition hélicoïdale du corps s’ouvrant dans plusieurs directions, la surface délicate du haut du corps et le glissement du drapé font de cette Vénus un chef-d’œuvre de l’époque hellénistique. 
               
 
 
On retrouve dans la vénération de Marie de nombreuses traces du culte païen de la divine mère.
 
   
 
De Babylone le culte de la Mère et de l’Enfant se répandit
jusqu’au bout du monde.
 
               
L’influence de la tradition propre à la Magna Mater sur la pensée chrétienne fut surtout sensible en ce qui concerne les allégories touchant la Mater Ecclesia. Ce fut seulement dans les sectes gnostiques que la Vierge fut adorée comme une déesse (p 219). Ce ne fut qu’avec le temps que la Madone fut appelée, non seulement mère, mais épouse du Christ. La construction d’églises dédiées à la Vierge sur les restes des sanctuaires païens de la Déesse marqua le développement du culte marial (p 231). Les traditions païenne et chrétienne représentent deux évolutions parallèles, mais indépendantes, qui ont fusionné et se sont influencées l’une l’autre. En beaucoup de cas, ce furent les observances païennes qui subsistèrent (p 245).
               
Les pratiques religieuses sont souvent, pour des communautés ou des individus, en des circonstances difficiles de la vie, un moyen de libération de l’émotion. Conclusion d’E.O. James : « On peut espérer qu’un examen objectif des faits se rattachant à ces pratiques sera utile à eux qui cherchent à interpréter de tels phénomènes. » La Bible en effet nous encourage à « vérifier toutes choses ». – 1 Thessaloniciens 5:21.
               
               
               
               

 





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