Après avoir reçu les ambassadeurs dans la salle du Collège du palais ducal, le doge offre un déjeuner dans la salle dite des Banquets. De nombreux personnages ont le visage recouvert de la bauta, le masque blanc porté lors du Carnaval.
Le doge de Venise offre à déjeuner aux ambassadeurs INV 20801
Francesco GUARDI
Venise, 1712 - Venise, 1793 Denon 1er étage Les fêtes vénitiennes salle 23
Ce tableau fait partie d'une série de douze évoquant les solennités organisées en 1763 lors de l'élection du doge Alvise IV Mocenigo (1763 - 1778), qui est peut-être à l'origine de leur commande. Guardi a peint les cérémonies qui eurent lieu en mai 1763, ainsi que les fêtes qui les suivirent à divers moments de l'année. La série a sans doute été peinte entre 1775 et 1780, d'après des gravures de Giambattista Brustolon réalisées à partir de 1766 sur des dessins de Canaletto. Les deux tableaux manquants ont été envoyés en 1802 aux musées de Bruxelles et de Grenoble. ww.louvre.fr
La Bible dit qu’il y a « un temps pour rire […] et un temps pour bondir. » (Ecclésiaste 3 :4). Le mot hébreu pour « rire » peut également être traduit par « fêter ». Il n’y a rien de mal à s’amuser sainement, à être joyeux et à se réjouir. - 1 Samuel 18 :6, Ecclésiaste 3:22 ;9 :7.
Les festivités en l’honneur de Bacchus étaient
le modèle type de l’orgie.
Les chrétiens sont invités à « marcher avec décence, non pas dans les orgies. » (Romains 13:13). Le mot kômos figure trois fois dans les Ecritures grecques, toujours dans un sens défavorable (voir aussi galates 5 :21 et 1 Pierre 4 :3).
Scène de carnaval, ou Le Menuet RF 1938-100
Giandomenico TIEPOLO
Venise, 1727 Denon 1er étage Tiepolo salle 25
Pendant de L'Arracheur de dents (R.F. 1938-99). Autrefois attribué à Giambattista Tiepolo. Se trouvait dans la collection du comte Francesco Algarotti, à Venise, en 1765, puis dans celle de la princesse Mathilde Bonaparte.
Les festivités en l’honneur de Bacchus étaient le modèle type de l’orgie. Les Grecs appelaient komos ou divertissement le spectacle donné par une troupe de gens portant les phallus sacrés et chantant des poèmes lyriques. Le mot kômos vient de Comus, le dieu du banquet ; d’où le nom de Comastes donnés à ces orgies licencieuses. On a établit des similitudes entre les Bacchanales et les fêtes du carnaval. Et cette ressemblance est telle qu’un adorateur de Bacchus qui reviendrait aujourd’hui ne serait nullement dépaysé, à Venise ou à Rio.
We have established similarities between the Bacchanalia and the Carnival. And the resemblance is such that a worshipper of Bacchus would not be disoriented in Venice or Rio.
INV 20801 , RF 1938-100 , Bacchanalia and the Carnival, Carnival in paintings Louvre,